
Déroulement d'une séance de
psychotérapie jungienne
avec Jean-François FAURE - Nyons Drôme -
01.
Rythme des séances
Une thérapie ou une psychanalyse jungienne se déroule généralement à raison d’une séance hebdomadaire (éventuellement 2 en périodes nécessitant davantage d’intensité) de 60 minutes.
Silence
L’analyse jungienne n’est pas une analyse silencieuse. La parole y a sa place. Mais pour autant, cela n’a rien à voir avec du coaching ou une conversation.
Durée
La durée est une question qui ne peut ni ne doit être décidée en début de travail. Le dialogue avec l’inconscient serait un vain mot si ce dernier n’avait pas son mot à dire aussi à ce sujet.
Le travail avance en fonction des défenses et des résistances, de la solidité du Moi et de sa capacité à intégrer dans le conscient des éléments autrefois toxiques (et parfois encore aujourd’hui).
Il est donc judicieux d’y aller avec discernement et de respecter les possibilités actuelles aussi bien que les possibilités accrues au fil du travail.
Prix
La détermination du coût fait partie du travail. Cette question est élaborée lors du 1er entretien.
Régularité des séances
La décision d’engager le travail implique un engagement réciproque d’être présents à toutes les séances.
02.
le 1er entretien avec votre psychothérapeute n’est pas une séance à proprement parler. Il est surtout destiné à évaluer si l’équation analysant / analyste va fonctionner. Une écoute particulière sera donc portée à ce qui se passe pendant ce 1er rendez-vous, et également à ce qui va se signaler du côté de l’inconscient entre ce 1er entretien et le 2ème. C’est à ce moment là seulement, et parfois même au 3ème rendez-vous, que chacun des deux protagonistes pourra se prononcer sur sa volonté, ou non, d’engager le travail.

03.
Une écoute profonde
Il est important de ne pas se retrouver prisonnier d’un programme. Il n’y a pas de mode d’emploi. En dehors de la règle de dire tout ce qui se présente à votre esprit dans une écoute profonde des mots qui vous viennent, mais aussi des sensations et des images, vous découvrirez chemin faisant ce qui sera votre propre façon de travailler. L’autonomie de la personne est l’un des buts de l’analyse jungienne et il est essentiel que le travail vous apprenne à reconnaître votre cartographie intérieure, vos montagnes infranchissables et les chemins qui les contournent, les fleuves à traverser, les forêts où se ressourcer.
Ce travail vous apprendra aussi à sortir des peurs en apprenant à les reconnaître et à savoir quand il s’agit de peurs de l’adulte qui sont des signaux à entendre absolument car ils parlent de la réalité actuelle, et quand il s’agit de peurs de l’enfant qui parlent de sa réalité intérieure d’autrefois et que l’adulte doit devenir capable de dépasser.
L'analyse des rêves
C'est un autre point important : l’analyse des rêves y est primordiale car, plus que tout, ce sont eux qui indiquent vers quoi diriger le travail, où sont les points d’appui et les manques. Et comme l’inconscient s’exprime aussi au travers des ressentis et symptômes du corps, et au travers des comportements et choix (dont notre conscient perçoit bien qu’ils ne relèvent pas toujours de son libre arbitre...) toutes ces expressions de l’inconscient sont prises en compte dans l’analyse Jungienne.
La psyché est un organisme vivant.
Et comme tout organisme vivant, son but c’est de Vivre, aussi pleinement qu’elle peut. Lorsqu’elle est trop entravée elle fait souffrir et oblige à intervenir.
Prise en compte de son inconscient
Entreprendre une psychothérapie ou une psychanalyse indique que vous entendez cette souffrance et cet appel et que “quelque part” (c’est-à-dire du côté de votre inconscient) vous savez que, même si vous ignorez encore comment, vous pouvez faire quelque chose. Vous sentez aussi que vous seul(e) pouvez répondre à cet appel.
Nos plus puissants alliés comme nos pires ennemis sont en nous. Il faut du courage pour aller chercher les premiers et confronter les seconds. C’est pourquoi nous attendons souvent de ne plus avoir le choix. Pendant ce temps nous laissons la souffrance transformer nos alliés en ennemis.
En étant suffisamment à l’écoute de notre inconscient, nous pouvons entendre quand l’un de nos puissants alliés intérieurs est en souffrance dès ses premiers appels à l’aide. Mais parfois ces premiers appels sont venus alors que nous étions encore trop petits pour les comprendre. Parfois nous ne nous sommes pas sentis concernés et n’avons pas su que nous étions bien LA personne à qui ils s’adressaient.
Mais quand nous faisons trop longtemps la sourde oreille, ce qui en nous souffre se met en colère. Nous souffrons de plus en plus, nos relations se dégradent de plus en plus, notre corps est de plus en plus malade. Nos alliés intérieurs nous font de plus en plus peur et nous les prenons pour des ennemis en oubliant le début de l’histoire... La souffrance que notre histoire, que nous-même, imposons à nos alliés inconscients peut les transformer en ennemis si nous faisons trop longtemps la sourde oreille.
Il est de notre responsabilité de les libérer et de nous enrichir de leur pouvoirs en échange de cette liberté.

Cheminement vers la libération
Cette libération se fait d’abord sous condition, c’est-à-dire dans le cadre d’une analyse et avec l’aide d’un allié extérieur, l’analyste. Puis progressivement s’acquiert la capacité de dialoguer et d’interagir avec l’inconscient, en toute autonomie, en bonne intelligence et en bonne compagnie, pour le plus grand bénéfice de notre psyché et de notre être entier.
